Modifié le 05/04/2017
  • Le HCP fut le premier club de hockey créé en France.

    1896 : Naissance du Hockey Club de Paris

    Premier club de hockey sur glace à avoir vu le jour en France, le Hockey Club de Paris a entraîné avec lui la naissance des premières compétitions sur le territoire national. Un club précurseur qui a accéléré le développement de sa discipline.

    Lucien Tignol crée le « Club des Patineurs de Paris » en 1896. Le hockey sur glace est laissé au second plan, au profit du patinage artistique, jugé beaucoup plus esthétique et élégant. Peu de temps après, un aristocrate, le Prince Charles de Sagan, arrière-petit-neveu de Talleyrand, crée le premier club français de hockey sur glace. Le Hockey Club de Paris est né. Mais les motivations de cet aristocrate ne sont pas forcément de faire progresser le hockey, mais plutôt de réunir autour de lui toute la haute bourgeoisie de la capitale. A la fin du XIXème siècle, peu de Parisiens peuvent se payer l’entrée de la patinoire. C’est pourquoi le HCP est exclusivement composé de fils de riches commerçants, de princes héritiers ou encore de grands ducs russes.

    Le premier match officiel se déroule en 1898 à la patinoire « Pôle Nord » entre les « Patineurs » et une formation anglaise. Le HCP ne survit pas longtemps et disparaît le 29 janvier 1903. Cette même année voit l’ouverture du Palais des glaces à Lyon, qui permet la création du Sporting Club de Lyon. Immédiatement, des rencontres sont organisées entre les rhodaniens et les parisiens. Les Lyonnais remportent le premier titre de champion de France en 1907, avant que le Club des Patineurs de Paris ne prenne sa revanche l’année suivante. A cause du mauvais état de la patinoire lyonnaise, le Sporting disparaît assez vite. Club pionnier en hockey sur glace masculin, le CPP l’est aussi chez les féminines avec les premiers matches entre membres du club dès 1908.

    En 1910 apparaît un nouveau concurrent chez les hommes : le Hockey Club Chamonix-Mont-Blanc.  Le championnat de France est relancé en 1912, avec 3 victoires consécutives des Parisiens. Après la première guerre mondiale, le club de Paris change de nom : le CPP devient l’Ice Skating Club de Paris. La série de victoires continue malgré tout, avec les quatrième et cinquième titres d’affilée pour les joueurs de la capitale. Le club change une nouvelle fois de nom et devient le Club des Sports d’hiver de Paris. La domination du club de la capitale s’arrête lors de la saison 1922/1923, avec 7 succès consécutifs de Chamonix.

    Le hockey sur glace devient vraiment populaire au début des années 30. La période du « Vél’d’Hiv » commence. Jeff Dickson, un promoteur sportif américain, profite de la concurrence entre le Stade Français et le Racing club de France pour les pousser à créer une équipe de hockey. Il se charge du recrutement des joueurs des deux équipes, en faisant signer des joueurs locaux mais aussi des Canadiens. Mais ces deux formations ne parviennent pas à rester très longtemps dans l’élite du hockey sur glace tricolore, car pas du tout homogènes. Ces deux clubs abandonnent le hockey en 1937. Les Français Volants leur ont succédé avec une certaine réussite, ayant remporté 4 titres de champion de France et une Coupe de France. Malgré une certaine instabilité au début du XXème siècle, les différents clubs de la capitale ont permis à Paris de rester une des villes les plus titrées en Ligue Magnus.

  • 1933 : Histoire des logos

    Si l’équipe de Chamonix commença à arborer un chamois sur ses maillots peu de temps après sa création en 1911, ce fut uniquement à cause de son appartenance (en tant que section) au Club des Sports de la station de Haute-Savoie qui en avait fait son emblème.

    La réelle volonté pour un club de hockey sur glace français de choisir un logo véritablement identifiant a été prise bien plus tard, lorsque l’ancien défenseur international Jacques Lacarrière décida en 1933 de créer une nouvelle équipe professionnelle à Paris. S’inspirant du surnom de la presse anglaise qui parlait à l’époque des « French Flyers » pour évoquer les joueurs venus régulièrement par avion de l’hexagone, il eut l’idée de baptiser son nouveau club du surnom original des « Français Volants de Paris ».

    Toutefois, il faudra encore attendre jusqu’au début des années 1980 pour que l’adoption des logos se généralise dans l’ensemble du championnat de France élite, puis dans les divisions inférieures. C’est à la suite d’une proposition du journaliste Tristan Alric, créateur de la Coupe Magnus, faite à tous les présidents de clubs, que l’on assista à cette généralisation. Le but étant de donner ainsi une image plus moderne du hockey sur glace français. En effet, suivant l’exemple des pays anglo-saxons, les présidents des clubs de l’époque acceptèrent de choisir des emblèmes particuliers en s’inspirant notamment de leur histoire locale.

    Ce fut par exemple le cas du club de Viry-Châtillon qui opta pour les « Jets » après avoir découvert que le premier aérodrome français fut construit sur la commune de l’Essonne. En ce qui concerne le club de Rouen, le choix du dragon fut lié à une légende allégorique qui racontait qu’au VIIe siècle, Saint-Romain, un saint patron de Rouen, aidé d'un condamné à mort, avait réussi à débarrasser la ville du dragon qui terrifiait la population de la rive gauche de la Seine.

    Autre exemple, le club de Grenoble. Le surnom de « Brûleurs de Loups », évoqué pour la première fois par le journaliste local Albert Fontaine, fait référence au récit d’un ancien évêque de Grenoble, Etienne Le Camus, qui avait raconté comment une battue fut organisée dans les forêts du Dauphiné en 1689 pour se débarrasser d’une redoutable meute de loups. On encerclait alors les loups dans les bois et les taillis puis on y mettait le feu. Ceux qui ne périssaient pas dans l’incendie volontaire étaient abattus au moment où ils cherchaient à s’enfuir. C’est ainsi que naquit l’expression « Brûleurs de Loups », qui allait devenir presque trois cents ans plus tard le surnom de l’équipe de hockey sur glace de Grenoble.

    Enfin, d’autres clubs se contentèrent de modifier le surnom déjà habituel que leurs donnaient leurs supporters. C’est ainsi que les « Rouges » de Briançon, réputés pour leur ténacité et leur jeu infernal sur la glace, ont été rebaptisés du surnom plus évocateur des « Diables Rouges » lors de l’adoption généralisée des logos.
     

  • La fin du règne de Chamonix

    1970 - 1980 : La fin du règne de Chamonix

    On a coutume de dire que la patinoire de Chamonix est le « temple » du hockey sur glace français. En effet, c’est sur la glace de la célèbre station alpine que se sont déroulées la plupart des grandes heures de son histoire.

    Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler que c’est à Chamonix que furent organisés les premiers Jeux olympiques d’hiver de 1924 puis les Championnats du Monde de 1930. C’est également à Chamonix que se déroula, un demi-siècle plus tard, l’inoubliable tournoi mondial de 1985, un autre événement sportif majeur puisqu’il aura permis à la France, membre du modeste groupe C, de commencer son ascension progressive mais décisive vers l’élite internationale.

    Si la patinoire de Chamonix est considérée encore aujourd’hui comme le sanctuaire du hockey sur glace français, c’est aussi parce que le club de la Haute-Savoie a écrit pendant plusieurs décennies quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de notre championnat national.

    Tout le monde en convient, le Chamonix Hockey Club est un cas unique dans l’histoire du hockey sur glace français, puisqu’il a réussi la performance incroyable de remporter au total trente titres de champion de France ! Ce record très impressionnant, qui n’est pas près d’être égalé, donne la mesure de l’écrasante suprématie que les « Chamois » ont exercé pendant une bonne partie du siècle dernier.

    Cette hégémonie du club de Chamonix s’achève cependant brutalement en 1979, l’année au cours de laquelle le CHC est sacré pour la dernière fois champion de France, établissant ainsi son record absolu. Jusqu’à cet ultime couronnement, les matches de hockey du samedi soir sont une véritable tradition locale dans la station de Chamonix, où les habitants se rendent aux matches comme à la messe. Personne ne veut manquer pour rien au monde ce rituel sportif. A l’époque, plus aucun billet n’est en vente dès le vendredi soir. On joue à guichet fermé devant plus de 3000 personnes. Mais la fin d’une époque a sonné…

    En effet, l’alerte est donnée au cours des deux saisons précédentes avec l’émergence soudaine en tête du championnat de France de l’équipe de Gap, entraînée par le Tchèque Zdeneck Blaha. Les « Aigles » des Hautes-Alpes, malgré l’absence de leur grande vedette Philippe Rey (capitaine de Chamonix), remportent coup sur coup deux titres, en 1977 et en 1978.

    Ce trentième titre de champion de France de Chamonix, obtenu en 1979, reste d’autant plus gravé dans les mémoires au vu des années suivantes, vierges de tout titre en Magnus.

    Les raisons de cette fin de règne sont multiples. Mais l’émergence du professionnalisme, qui se concrétise par le sacre inattendu du club de Tours en 1980, est l’une d’entre-elles. Sans oublier de prendre en compte le brassage plus important des joueurs et des renforts, qui a progressivement fait disparaître les équipes de haut niveau formées presque exclusivement avec des hockeyeurs locaux, ce qui est alors la particularité du club de Chamonix. Dès lors, plus rien ne fut comme avant…

  • 1978 : Les trophées individuels

    L’attribution des trophées individuels de la Ligue Magnus débuta au début des années 1980. Le but recherché était de rendre le hockey sur glace français plus professionnel et plus attractif dans son fonctionnement en prenant exemple sur le circuit nord-américain de la NHL, où les récompenses personnalisées annuelles sont une longue tradition.

    Décernés d’abord officieusement à partir de 1978, les trophées ont été reconnus officiellement par la Fédération française des sports de glace trois ans plus tard. Le Comité national de hockey sur glace accorda à l’époque le droit à la presse sportive nationale, en l’occurrence le quotidien L’Equipe, le droit d’effectuer ses choix de manière empirique, par le biais de son journaliste spécialisé, et de les publier chaque fin de saison. Ce vote, qui concernait cinq catégories (meilleur buteur, meilleur joueur français, meilleur gardien de but, meilleur espoir et meilleur arbitre), devint rapidement plus collectif grâce à une consultation élargie incluant les différents entraîneurs du championnat élite.

    Ce n’est qu’au début des années 2000 que l’ancien Comité national de hockey décida de prendre désormais les trophées individuels à son compte. Dès lors, les lauréats des Trophées furent désignés par vote d'un collège d'experts composé des entraineurs de la Ligue Magnus et de l'équipe de France.

    Le choix des noms des divers trophées fait volontairement référence à l’histoire du hockey sur glace français. C’est ainsi que le trophée « Charles Ramsay », qui récompense le meilleur buteur de la saison, rend hommage au légendaire renfort américain des Français Volants de Paris qui enflamma le public dans la patinoire de l’ancien Vel’d’Hiv avant la seconde guerre mondiale.

    Le trophée « Albert Hassler », qui récompense le meilleur joueur français, a été doté de ce nom en hommage à l’ancien international du club de Chamonix, qui fut le premier hockeyeur français à jouer comme renfort étranger à Berlin en Allemagne et qui fut également capitaine d’une sélection européenne.

    Le trophée « Jean Ferrand », qui désigne le meilleur gardien de but de la saison, porte le nom de l’ancien goal du club de Gap. Ce dernier fut surtout un grand dirigeant du hockey sur glace français en devenant d’abord le président de l’ancien Comité national de hockey puis de la Fédération française des sports de glace.

    Le trophée « Jean-Pierre Graff » a été baptisé de ce nom en mémoire d’un jeune hockeyeur du club de Strasbourg mort prématurément d’une tumeur au cerveau.

    Quant au trophée « Calixte Pianfetti », qui porte le nom de l’ancien capitaine tricolore, il désigne le meilleur arbitre de la saison car le célèbre joueur de Chamonix fut également directeur de jeu au niveau international.

     

    Enfin, le trophée « Camil Gélinas », créé seulement à partir de 2002 et qui récompense le meilleur entraîneur de la Ligue Magnus, porte le nom du célèbre coach canadien qui forma un grand nombre de joueurs français, notamment dans les clubs de Gap, Villard-de-Lans et Chamonix.

     

  • Français Volants 87-88

    1980 - 1990 : Les années Bercy

    L’ouverture en 1984 du Palais Omnisports de Paris-Bercy est un événement considérable, non seulement pour le club des Français Volants, mais aussi pour le hockey sur glace français tout entier. En effet, la pyramide du POPB est une grande vitrine promotionnelle pendant la décennie 1980-1990.

    L'installation des Français Volants dans la grande patinoire de Bercy détone dans le paysage jusqu’ici plutôt étriqué du hockey sur glace français. Le nouveau promu parisien est désormais l’objet de toutes les attentions et de tous les regards. Dans leur nouvelle « vitrine », les Français Volants ont de multiples atouts avec notamment de bons joueurs et le plus gros budget du championnat. Les nombreux sponsors de l’équipe parisienne sont également prestigieux : Merlin Plage, Nike, Carrera, Vidéo-bis, NRJ, Europe 1, France Patinoires… Le club des Français Volants ne cache pas ses grandes ambitions et le président Thierry Lacarrière essaye de créer des événements sportifs marquants comme un tournoi de Noël largement médiatisé où était invitée la grande star de la NHL Guy Lafleur.

    Si l’ampleur du succès de ce retour n’a rien à voir avec ce que l’on avait vécu avant la seconde guerre mondiale dans l’ancien Vel’d’Hiv, l’engouement est toutefois bel et bien au rendez-vous. D’autant que les chiffres progressent lentement mais sûrement. On comptabilise alors 5000 spectateurs de moyenne pour les matches de hockey dès la première saison contre un millier de moins pour les rencontres du club de basket qui loge sous le même toit.

    Le 7 décembre 1985, le journal L’Equipe titre : « Fantastique soirée à Bercy ». Le choc au sommet du championnat de la Nationale 1 entre Les Français Volants et Saint-Gervais (3-4) vient d’attirer 11 198 spectateurs. C’est le nombre de fans de hockey le plus élevé dans une patinoire de l’hexagone depuis la grande époque du Vel’d’Hiv !

    On connait la suite. Malgré une équipe composée de nombreuses vedettes, le club des Français Volants tente en vain à plusieurs reprises de remporter la Coupe Magnus. Les entraîneurs se succèdent à la barre du club : Mike Fedorko, Paul Lang, Gaétan Clavet puis Walter Gikalov. Au mois de septembre 1988, le président des Français Volants, qui ne sait plus à quel saint se vouer, décide de nommer à ce poste le capitaine de son équipe André Peloffy.

    Ce choix, effectué un peu par dépit, s’avère finalement très judicieux puisque l’attaquant international, contrairement à ses prédécesseurs, restera le coach parisien pendant trois saisons d’affilée. Cette fois la mayonnaise finit par prendre. Le club des Français Volants, qui plane depuis longtemps sur le championnat de France, réalise enfin son grand rêve en remportant le troisième titre de champion de son histoire, en battant Amiens dans la série finale. Ces années Bercy ont sans conteste été l’événement de la décennie 1980-1990. 

  • Les années "Dragons"

    1990 - 2000 : Les années "Dragons"

    L’événement majeur du championnat de France de hockey sur glace lors de la décennie 1990-2000 aura été la nouvelle suprématie écrasante exercée par le club de Rouen pendant les fameuses « années Dragons ».

    En effet, une page décisive se tourne dans l’histoire du club de Rouen avec l’arrivée de l’entraîneur canadien très charismatique Larry Huras en 1989. C’est ce défenseur anglophone de l’Ontario qui est l’un des éléments déclencheurs de ce nouveau phénomène. Pendant les six saisons placées sous sa direction, l’équipe normande remporte la Coupe Magnus à quatre reprises.

    Si l’arrivée de l’entraîneur-joueur Larry Huras est un événement considérable dans l’histoire du club de Rouen, il convient d’y ajouter également le recrutement à la même époque de son compatriote Guy Fournier. En effet, ce dernier évolue pendant huit saisons consécutives comme joueur dans l’équipe de Rouen avant d’effectuer une reconversion tout aussi primordiale à la tête du RHC puis du RHE 76.
    L’ancien attaquant de Viry-Châtillon et de Grenoble, est pendant son très long bail une autre pièce maitresse du club normand.

    Le premier sacre historique du RHC a eu lieu en 1990 à l’issue du match retour de la série finale disputée sur la patinoire de Grenoble. Le lendemain de ce premier couronnement des Dragons, le journal L’Equipe publie un article élogieux avec comme titre un jeu de mots qui résume l’impression générale : « Rouen Magnus…fique ». Ce triomphe, qui en appela beaucoup d’autres par la suite, n’étonne en effet personne au vu du nombre impressionnant de vedettes qui sont présentes à cette époque dans la formation de la Seine-Maritime. L’équipe normande représente à elle seule la moitié de la sélection tricolore. Elle est à l’image des grandes ambitions du président Jean-Claude Ducable, un autre acteur important dans cette période inoubliable.

    L’hégémonie écrasante des Dragons normands coïncide avec la démolition de l’ancienne patinoire de l’Île Lacroix qui laisse la place à un nouveau complexe de glace comprenant cette fois deux pistes. Il convient d’ajouter que le club de la Seine-Maritime réussit également la performance de remporter le championnat de la Ligue Atlantique en 1995. Mais les Dragons allaient faire encore plus fort la saison suivante en étant vainqueurs de la grande finale des Ligues européennes. Rouen devient alors le premier club français dont le nom est connu et respecté hors de nos frontières depuis le début des années soixante et la triple victoire de l’ACBB dans la célèbre Coupe Spengler.

    Avec l’émergence soudaine du club de Brest en 1996, il faut attendre ensuite cinq ans pour que les Dragons achèvent leur traversée du désert et soient à nouveau couronnés en 2001. C‘est alors le départ d’une nouvelle période faste.

  • 2000 - 2010 : Création de la Ligue Magnus

    La création de la Ligue Magnus en 2004 marque un tournant décisif dans le championnat de France qui changeait jusqu’ici beaucoup trop souvent d’appellation et de formule au point de désorienter le grand public.

    Avant de trouver la formulation idéale, le championnat de France aura donc changé de nom à neuf reprises. La « Première série », qui conserva cette appellation depuis 1907 jusqu’en 1972, a été par la suite rebaptisée beaucoup plus souvent. Elle devient successivement : Nationale A, Nationale 1A, Ligue Nationale, Nationale 1, Championnat Elite, Ligue Elite, Division Elite et enfin Super 16.

    Lors de la création de l’Autorité exécutive du hockey français en 2004, instance provisoire qui fut l’embryon de la future fédération autonome, le championnat « Super 16 » connait une évolution sportive majeure avec l’adoption d’une poule unique au lieu de deux groupes qui existaient auparavant (ouest et est). Mais sa nouvelle dénomination officielle est également un événement important. Car le fait d’élargir l’ancienne « Poule Magnus », qui n’était alors que la série finale du championnat, à l’ensemble de la compétition, permet alors d’augmenter le nombre de matches entre les quatorze clubs désormais en lice, mais aussi une meilleure compréhension du but à atteindre, à savoir l’obtention du trophée suprême remis au champion de France élite.

    Luc Tardif, qui était déjà le président de l’AEHF, le confirme : « A l’époque, le Super 16 ne comprenait en fait que 15 clubs. Le nombre changeait régulièrement. Nous ne voulions donc pas garder un intitulé qui n’était pas bon et n’avait aucun sens. C’est pour cette première raison que nous avons décidé d’adopter un nom qui aurait plus de souplesse et qui resterait toujours le même dans le temps. Le nom « Ligue Magnus » est venu naturellement. D’abord parce qu’il est beau et sonne bien. De plus, j’ai toujours voulu mettre en lumière l’histoire de notre sport et c’était l’occasion rêvée. Finalement, cette nouvelle appellation est la combinaison de deux volontés : une référence directe à notre patrimoine et une plus grande souplesse de son contenu puisque nous pouvons organiser désormais notre championnat élite avec le nombre d’équipes que nous jugeons nécessaire sans que le nom de la Ligue porte à confusion. Il pourra ainsi rester identique dans le temps. Surtout que lorsque l’on parle de la Ligue Magnus, on comprend tout de suite de quel enjeu sportif il s’agit.»

    L’histoire retient que Mulhouse est en 2005 le premier club vainqueur de la nouvelle Ligue Magnus. Malheureusement, ce sacre inattendu ne portera pas chance aux « Scorpions » puisqu’ils connaissent par la suite une longue traversée du désert avant de retourner récemment dans l’élite du hockey sur glace français. Depuis, ce sont deux clubs, Rouen (5 titres) et Grenoble (2 titres), qui se sont accaparés la Coupe Magnus tant convoitée. 

  • Création de la FFHG

    2006 : Création de la FFHG

    Initialement au sein de la fédération des Sports de Glace, le hockey sur glace souhaitait s’émanciper et avoir ses instances propres. C’est chose faite en avril 2006. Le hockey sur glace français indépendant est né.

    « Gagner en crédibilité ». Voilà l’objectif affiché des aveux même du directeur général de la fédération française de hockey sur glace, Eric Ropert. « On ne pouvait plus rester dans l’ancienne organisation. Nous avions la sensation de rater de grosses étapes dans la vie de notre sport. Il était temps de prendre nos décisions sans négocier avec les autres disciplines membres de l’ancienne fédération ». C’est Jean-François Lamour, alors ministre des Sports en septembre 2005, qui va accélérer l’émancipation. Il charge Norbert Tourne, président de la FFSG, de favoriser la création d’une future fédération indépendante de hockey sur glace. Le rêve devient réalité en juin 2005. Au cours de l’assemblée générale de la FFSG, au siège du Comité National Olympique Sportif Français à Paris, les dirigeants du hockey sur glace adoptent à l’unanimité une motion approuvant « la création d’une fédération indépendante ».

    Cette dernière est officiellement créée en avril 2006. Le 29 avril, l’assemblée constituante de la nouvelle organisation élit Luc Tardif comme président et Eric Ropert comme vice-président, devenu depuis directeur général. Une reconnaissance pour ces deux anciens hockeyeurs qui n’ont cessé de défendre les intérêts de leur discipline de cœur au sein de la FFSG. Fin juillet 2006, la fédération française de hockey sur glace quitte définitivement les locaux de la FFSG et s’installe à Issy les Moulineaux, en région parisienne. La nouvelle ère du hockey sur glace français peut commencer.

    Le championnat de France devient la Ligue Magnus en 2004. « Nous voulions professionnaliser la fédération dès sa création. Nous étions 7 personnes au départ, avec 12 cadres. Nous avons augmenté notre budget de 3 millions d’euros en 2006 à 4,8 millions en 2013 » affirme Eric Ropert. L’émancipation du hockey sur glace a permis de lancer de nombreux projets. Chaque année depuis sa création, la fédération organise la finale de la Coupe de France à Bercy. Un événement qui a fidélisé son public puisque, chaque année, les gradins sont combles. La FFHG gère indépendamment les droits télévisuels de la Ligue Magnus et de l’équipe de France, ce qui permet une réelle visibilité dans les médias. Elle a également obtenu la co-organisation, avec l’Allemagne, du Championnat du Monde 2017. L’occasion d’installer durablement le hockey sur glace dans le paysage sportif hexagonal.

    Pour cela, les résultats sportifs doivent être à la hauteur. Une des premières décisions fortes de la nouvelle fédération est d’assainir les finances des clubs, jusqu’alors très difficiles. La formule du championnat de France reste stable et ne change pas chaque année, comme précédemment. L’ensemble de ces décisions ont contribué à rendre le hockey sur glace français plus crédible que par le passé. Preuve en est, après avoir accueilli les Etats-Unis et le Canada, c’est au tour de la Russie de venir sur le territoire national. Les meilleures nations n’hésitent plus à se déplacer en France, grâce à l’accueil et à l’organisation mise en place. L’équipe de France masculine sénior est passé de la 18ème à la 13ème place mondiale en l’espace de 7 ans. La progression la plus importante parmi les meilleures nations du monde sur la période.

  • Rouen roi d’Europe

    2012 : Rouen roi d’Europe

    Dominateurs sur la scène nationale, les Dragons de Rouen écrivent une page historique du hockey français, le 15 janvier 2012, en remportant la Continental Cup. Devant leur public de l’Ile Lacroix, Fabrice Lhenry et les siens réalisent un tournoi de haute volée qui restera à jamais gravé dans les mémoires*.

    Certains en parlent comme de l’exploit de la décennie. D’autres savourent le service rendu au hockey français. Quoiqu’il en soit, la performance des Dragons de Rouen, vainqueurs de la Continental Cup sur leur glace, ne laisse personne indifférent. Les supporters du club normand sont passés par toutes les émotions en l’espace de trois jours.

    Il y a d’abord eu l’espoir apporté par cette première victoire sans appel face à la formation italienne d’Asiago (6-0). Une partie durant laquelle Fabrice Lhenry s’est montré particulièrement à son avantage en arrêtant les multiples occasions vénitiennes. De leur côté, Paré, Guenette (x2), Mallette (x2) et Manavian profitent de l’occasion pour offrir la première place à leur formation, au terme de la journée.

    Mais l’espoir né de ce début de tournoi est très vite submergé par la frustration de la deuxième rencontre face au champion d’Europe en titre, le Yunost Minsk. Réputés pour leur rigueur défensive, les Biélorusses font preuve d’une solidarité exemplaire pour empêcher les champions de France d’approcher la cage d’Oksa. L’ouverture du score rouennaise, qui intervient au début du second tiers, sur un slapshot de Werenka, n’est en fait qu’un feu de paille très rapidement éteint par Zadelenov et Basko (x2). Les hommes de Rodolphe Garnier ne parviennent pas à refaire leur retard dans le dernier acte de la partie et s’inclinent finalement 2-4.

    La donne est désormais « simple ». S’ils veulent être titrés, les Dragons doivent battre  Donetsk par trois buts d’écart dès le lendemain. Le premier tiers de ce troisième et dernier match prend une tournure angoissante. Les Ukrainiens bombardent littéralement Fabrice Lhenry, qui parvient néanmoins à maintenir la maison rouennaise debout. La tempête est passée, mais le calme ne retombe pas dans les travées de l’Ile Lacroix. Bien au contraire. L’hystérie s’empare subitement des supporters noir et jaune, lorsque Guenette (23e) inscrit le premier but de la partie. Le match est lancé. Paré (31e) double la mise, avant que Dydykin (35e) ne réduise la marque. La folie ardente des Normands reprend de plus belle suite à un nouveau but signé Thinel (38e).

    L’exploit est proche, mais Donetsk n’abdique pas et marque à nouveau par l’intermédiaire de Kochetkov (50e). Malgré ce revirement de situation, Lhenry ne lâche pas l’affaire et enchaîne de nombreux arrêts avant de vivre les trois minutes les plus folles de l’histoire du club. En bon capitaine, Mallette montre l’exemple en inscrivant le quatrième but de son équipe à la 57e minute de jeu. Les Rouennais n’ont plus que trois minutes pour marquer un cinquième but synonyme de titre européen. Ils n’auront finalement besoin que de quarante secondes, d’une passe de Mallette et de la vista de Desrosiers (5-2 ; 58e) pour définitivement tomber dans l’ivresse d’une victoire historique pour tout le hockey français.

    *Rouen est le premier club français à avoir remporté une Coupe d’Europe.

  • Une saison phare

    2015/2016 : Une saison phare

    La saison 2015/2016 restera gravée dans l’histoire du hockey français. Et même du hockey européen : Gap et Grenoble découvrent la joie des victoires européennes, en Champions Hockey League, tandis que Rouen remporte sa deuxième Continental Cup. Par ailleurs, ces trois clubs font partie des vainqueurs de la Coupe Magnus, qui fête ses 30 ans. Retour sur une année riche pour le hockey français.

    Après des débuts prometteurs mais sans victoire, Gap et Grenoble persévèrent et décrochent leurs premiers succès en Champions Hockey League début septembre 2015. Le vendredi 4, les Brûleurs de Loups dominent les Finlandais d’Espoo Blues. Menés dès la deuxième minute de jeu, les Grenoblois se reprennent vite. Christophe Tartari égalise sept minutes plus tard, puis Sébastien Bisaillon donne l’avantage à Grenoble au début du deuxième tiers. Le score n’évolue plus (2-1) et les Brûleurs de Loups signent la première victoire d’un club français en CHL ! De leur côté, les Rapaces s’imposent face aux Eisbären de Berlin le dimanche 6. Matt Carter lance parfaitement les Gapençais dans la rencontre avec deux buts dans le premier tiers ! Malgré la réduction du score des Berlinois, Gap inscrit ensuite un troisième but en fin de partie grâce à Camilo Miettinen et gagne 3-1. Les supporters des clubs français répondent également présents, avec une moyenne de 3 300 spectateurs par match à Pôle Sud et 2 500 à l’Alp Arena. De quoi conforter la place du hockey français sur l'échiquier européen.

    Quelques mois après ces exploits, Rouen s’impose en Continental Cup, une compétition que le RHE avait déjà gagné en 2012. Les Dragons soulèvent le trophée le 10 janvier 2016, devant leur public de l’Île Lacroix. Comme quatre ans auparavant, les Rouennais commencent par battre les Italiens d’Asiago 4-2. Pour leur deuxième match, les hommes de Fabrice Lhenry dominent le club polonais GKS Tychy 6-5. Avec six points en deux rencontres, Rouen se retrouve seul en tête. Et les Dragons vont réaliser un sans-faute grâce à une victoire 4-0 contre les Danois d’Herning. Après le Match des Champions et la Coupe de France, Rouen remporte ainsi son troisième titre de la saison ! Et la moisson des Dragons ne va pas s’arrêter en si bon chemin : le 26 mars 2016, les Rouennais gagnent la Ligue Magnus en battant Angers en finale. C’est la 14ème Coupe Magnus remportée par Rouen, un record !

    La Coupe Magnus souffle sa 30ème bougie

    Un record doublement symbolique car en 2016, la Coupe Magnus fête ses 30 ans ! Le trophée, baptisé en hommage au français Louis Magnus (premier président de l’IIHF), a été créé en 1986 par Tristan Alric, et Saint-Gervais fut la première équipe à le soulever. Au total, 11 clubs différents ont brandi la Coupe Magnus. En 2004, le Championnat de France prend une appellation similaire et devient la Ligue Magnus.

    Suite à cette saison 2015/2016 historique sur le plan sportif, des changements majeurs se mettent en place. En 2016/2017, le championnat change de formule, passant de 14 à 12 clubs avec une saison régulière en double aller-retour, soit 44 journées au lieu de 26. Réforme construite avec les clubs depuis quelques années, elle doit permettre au niveau élite français de passer un cap. Ainsi, tous les clubs faisant partie de cette nouvelle Ligue Magnus doivent également avoir le statut professionnel et non associatif.

    De plus, le 1er juin 2016, l’entreprise Saxoprint, leader de l’impression en ligne, obtient le naming du Championnat de France. La « Ligue Magnus » devient donc la « Saxoprint Ligue Magnus ». Selon Luc Tardif, président de la FFHG, cette arrivée « va renforcer le développement du Championnat de France et accroître la visibilité des clubs ». « Le hockey sur glace nous permet de communiquer des paramètres indispensables dans le domaine de l’impression, comme la vitesse et la précision », ajoute Daniel Ackermann, Directeur Général de Saxoprint. En effet, le hockey sur glace est le sport d’équipe le plus rapide du monde.

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